Tout à fait d’ accord avec le fond de cet article et heureux de voir qu’ il y a des étudiants qui étudient un peu plus loin que le bout de leur nez et réagissent.
Actuellement en retraite, j’ ai fait étudier "1984 " d’ Orwell il y a 20 ans , car je pensais qu’ il ne s’ agissait pas d’ une simple fiction se référant au passé de 1948 et à une (pré) vision d’ alors, mais d’ une réflexion sur les menaces qui pesaient et pèsent de plus en plus sur notre liberté.
Juste avant que je ne parte en retraite, le proviseur du lycée où j’ exerçais a eu l’ idée géniale d’ informatiser les bulletins trimestriels. La démarche adoptée a été celle qui est décrite pour le système de biométrie : on met tout le monde devant le fait accompli, au nom du "progrés" et de l’ efficacité.. Quand j’ ai dit qu’ il était peu pédagogique de remplir une fiche informatique au lieu d’ ECRIRE à la main à l’ élève, ce qu’ on pensait de son travail , on m’ a pris pour un rétrograde de la plume d’oie ; quand j’ ai dit qu’il était dangereux de mettre le doigt dans ce système informatique, qu’ un fichier était toujours un fichier en dépit des belles paroles, on a souri de ma méfiance ; maintenant je vois qu’ on y met la main toute entière en attendant les autres parties du corps !
IL y avait déjà un organisme où des profs versés en informatique et désireux d’ occuper sainement leurs loisirs, avaient mis au point un logiciel ad hoc qu’ ils refilaient à leurs collègues proviseurs
pour mieux "gérer" leurs élèves ( en fait il fallait commencer à remplir les dossiers informatisés 8 jours plus tôt qu’à la main !) Pour ma part je m’ y suis refusé et ai continuer de remplir les bulletins à la main ; on m’ a toléré parce que , proche de la retraite, je n’ aurais plus longtemps à empêcher d’ informatiser en rond.
Ceci dit, quant j’ étais lycéen, dans les années soixante, dans un lycée important (en nombre d’ élèves),
à la sortie de midi le "surgé" était devant la porte : il connaissait tous les internes et si l’ un tentait de sortir en douce il était vite repéré. Alors, aujourd’ hui les surveillants ne connaissent pas les élèves qui viennent à la cantine ? ils n ’ ont pas une liste des inscrits ?Ils passent sans doute plus de temps à les trier par ordinateur qu’ à les connaître vraiment.
Le "Grand Frère" d’ Orwell ( pas celui des révoltés des cités !) n’ est pas loin ;mais le sien était subi ; celui-ci est appelé par les voeuux de ceux même qui devraient plutôt faire réfléchir !
Tout à fait d’ accord avec le fond de cet article et heureux de voir qu’ il y a des étudiants qui étudient un peu plus loin que le bout de leur nez et réagissent.
Actuellement en retraite, j’ ai fait étudier "1984 " d’ Orwell il y a 20 ans , car je pensais qu’ il ne s’ agissait pas d’ une simple fiction se référant au passé de 1948 et à une (pré) vision d’ alors, mais d’ une réflexion sur les menaces qui pesaient et pèsent de plus en plus sur notre liberté.
Juste avant que je ne parte en retraite, le proviseur du lycée où j’ exerçais a eu l’ idée géniale d’ informatiser les bulletins trimestriels. La démarche adoptée a été celle qui est décrite pour le système de biométrie : on met tout le monde devant le fait accompli, au nom du "progrés" et de l’ efficacité.. Quand j’ ai dit qu’ il était peu pédagogique de remplir une fiche informatique au lieu d’ ECRIRE à la main à l’ élève, ce qu’ on pensait de son travail , on m’ a pris pour un rétrograde de la plume d’oie ; quand j’ ai dit qu’il était dangereux de mettre le doigt dans ce système informatique, qu’ un fichier était toujours un fichier en dépit des belles paroles, on a souri de ma méfiance ; maintenant je vois qu’ on y met la main toute entière en attendant les autres parties du corps !
IL y avait déjà un organisme où des profs versés en informatique et désireux d’ occuper sainement leurs loisirs, avaient mis au point un logiciel ad hoc qu’ ils refilaient à leurs collègues proviseurs
pour mieux "gérer" leurs élèves ( en fait il fallait commencer à remplir les dossiers informatisés 8 jours plus tôt qu’à la main !) Pour ma part je m’ y suis refusé et ai continuer de remplir les bulletins à la main ; on m’ a toléré parce que , proche de la retraite, je n’ aurais plus longtemps à empêcher d’ informatiser en rond.
Ceci dit, quant j’ étais lycéen, dans les années soixante, dans un lycée important (en nombre d’ élèves),
à la sortie de midi le "surgé" était devant la porte : il connaissait tous les internes et si l’ un tentait de sortir en douce il était vite repéré. Alors, aujourd’ hui les surveillants ne connaissent pas les élèves qui viennent à la cantine ? ils n ’ ont pas une liste des inscrits ?Ils passent sans doute plus de temps à les trier par ordinateur qu’ à les connaître vraiment.
Le "Grand Frère" d’ Orwell ( pas celui des révoltés des cités !) n’ est pas loin ;mais le sien était subi ; celui-ci est appelé par les voeuux de ceux même qui devraient plutôt faire réfléchir !