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	<title>Souriez vous &#234;tes film&#233;&#183;es</title>
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	<description>Souriez vous &#234;tes film&#233;s, vid&#233;osurveillance et contr&#244;le s&#233;curitaire de la population. C'est aussi le site de l'&#233;mission &#034;Les Amis d'Orwell&#034; diffus&#233;e sur Radio Libertaire (89.4 &#224; Paris) un vendredi sur deux (21h-22h30).</description>
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		<title>Souriez vous &#234;tes film&#233;&#183;es</title>
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		<title>Relire &#034;1984&#034;</title>
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		<dc:creator>piotrsedlar</dc:creator>


		<dc:subject>Livres</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le roman d'Orwell pr&#233;sente une profonde critique du pouvoir, qui n'a rien &#224; voir avec la caricature qu'en font les id&#233;ologies &#034;anti-totalitaires&#034; et autres. Pr&#233;sentation d'une nouvelle approche.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://souriez.info/-Les-Amis-d-Orwell-Radio-libertaire-" rel="directory"&gt;Les Amis d'Orwell (Radio libertaire, 89.4)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://souriez.info/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://souriez.info/local/cache-vignettes/L92xH150/arton485-c46d1.jpg?1689335375' class='spip_logo spip_logo_right' width='92' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1984 est un roman tristement c&#233;l&#232;bre et largement inconnu. Sa c&#233;l&#233;brit&#233; se r&#233;sume &#224; quelques images d'absolue m&#233;chancet&#233; et &#224; ce sentiment de cauchemar qu'&#233;voque l'adjectif &#171; orwellien &#187;. Si l'on y fait r&#233;f&#233;rence, ce n'est que pour susciter effroi et indignation, lorsque l'on d&#233;nonce les nouveaux &#171; Big Brother &#187;, la &#171; novlangue &#187;, les t&#233;l&#233;crans... Ce livre a-t-il &#233;t&#233; &#233;crit pour entretenir la peur plut&#244;t que pour nous la faire comprendre ? En l'agitant comme un &#233;pouvantail, on lui a fait dire le contraire de ce qu'il raconte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orwell avait pr&#233;vu le d&#233;tournement id&#233;ologique de son oeuvre. A propos de La Ferme des Animaux, satire de la r&#233;volution sovi&#233;tique &#233;crite en 1943 et refus&#233;e par les &#233;diteurs anglais tant que la Russie &#233;tait alli&#233;e au Royaume-Uni, il avait &#233;crit : &#171; D'apr&#232;s tout ce que je sais, il se peut que, lorsque ce livre sera publi&#233;, mon jugement sur le r&#233;gime sovi&#233;tique soit devenu l'opinion g&#233;n&#233;ralement admise. Mais &#224; quoi cela servira-t-il ? Le remplacement d'une orthodoxie par une autre n'est pas n&#233;cessairement un progr&#232;s. Le v&#233;ritable ennemi, c'est l'esprit r&#233;duit &#224; l'&#233;tat de gramophone, et cela reste vrai que l'on soit d'accord ou non avec le disque qui passe &#224; un certain moment. &#187; (&#171; Pr&#233;face in&#233;dite &#224; Animal Farm &#187;(1945) in Essais, articles, lettres, vol.III, Paris, Ed.Ivr&#233;a/Encyclop&#233;die des Nuisances, 1998, pp.517-518.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce qui s'est pass&#233; &#233;galement avec 1984 : il connut un immense succ&#232;s non pas en tant que critique du totalitarisme plan&#233;taire, mais en tant que d&#233;nonciation des r&#233;gimes sovi&#233;tique, nazi et fasciste. Il &#233;tait cens&#233; donner aux gentils citoyens du monde libre une id&#233;e de l'horreur de ce qui se passait au loin, chez les ennemis pr&#233;sents ou pass&#233;s. Or, c'est bien l&#224; l'un des traits du totalitarisme selon Orwell : diaboliser l'ennemi, projeter sur lui tout le mal pour nous en innocenter et justifier notre Etat, nos bombes, nos tortures, notre syst&#232;me coercitif. D&#232;s le d&#233;but, 1984 a ainsi &#233;t&#233; transform&#233; en r&#233;f&#233;rence de l'id&#233;ologie totalitaire !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, du fait de la grotesque hyst&#233;rie polici&#232;re et de la grossi&#232;ret&#233; grandissante des moyens employ&#233;s par les Etats capitalistes pour &#233;couler leurs stocks de bombes et de gadgets punitifs, il devient de plus en plus difficile de nier que 1984 d&#233;crit aussi ce qui se passe chez nous. Les bien-pensants continuent cependant &#224; l'utiliser au service de leur morale totalitaire : ils d&#233;noncent l'ignominie des flics et des tyrans pour mieux innocenter et victimiser le citoyen. &#034; Regardez comme les m&#233;chants sont m&#233;chants ! Comme ils sont puissamment arm&#233;s ! &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;non&#231;ant toujours et encore la toute-puissance du syst&#232;me totalitaire, de sa police, de ses cam&#233;ras de vid&#233;osurveillance, de son contr&#244;le id&#233;ologique, les pieux d&#233;fenseurs des libert&#233;s civiles ne font que renforcer son pouvoir et l'efficacit&#233; de ses instruments : capter notre attention, nous faire peur, nous faire croire que nous sommes d&#233;poss&#233;d&#233;s du pouvoir sur notre vie, nous menacer d'un Enfer de condamnations et de tortures si nous n'ob&#233;issons pas. En r&#233;alit&#233; les cam&#233;ras ne servent &#224; rien si les citoyens ne se sentent pas surveill&#233;s : elles sont l&#224; pour qu'ils int&#233;riorisent la domination, pour qu'ils se contr&#244;lent eux-m&#234;mes, ainsi que le d&#233;crit 1984. L'emprise d'un empire sur nos vies est avant tout un id&#233;al et cet id&#233;al - cette utopie - n'est r&#233;el que pour autant que nous nous y soumettons, pour autant que nous y croyons. &#171; Big Brother &#187; n'existe pas, ce sont les citoyens eux-m&#234;mes qui portent et r&#233;alisent son r&#232;gne, qui se condamnent, se surveillent, se d&#233;noncent les uns les autres et en eux-m&#234;mes : voil&#224; ce que raconte 1984, &#224; l'oppos&#233; de ce qu'on lui a fait dire, de ce qu'on lui fait dire aujourd'hui encore, &#224; notre &#233;poque o&#249; la critique sociale est devenue le ton dominant, o&#249; tout un chacun d&#233;nonce le mal commis par les puissants sans y reconna&#238;tre sa propre puissance. C'est pourquoi nous avons encore &#224; lire 1984, &#224; le relire pour le d&#233;barrasser des dogmes partisans et des cat&#233;gorisations scolaires qui emp&#234;chent que nous lui pr&#234;tions notre pleine attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Un roman&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant tout, 1984 est un roman. Sa forme romanesque n'est pas l'emballage litt&#233;raire d'un message politique, mais est au contraire ce qui lui garantit son efficacit&#233; critique. Il raconte une exp&#233;rience v&#233;cue, celle de Winston Smith, un membre du Parti au pouvoir, un individu au beau milieu du syst&#232;me totalitaire, qui le hait et pourtant y participe. Le crime h&#233;ro&#239;que que Winston commet vis-&#224;-vis du Parti consiste &#224; tenir un journal intime : ainsi Orwell met pr&#233;cis&#233;ment en avant, contre le totalitarisme, l'&#233;criture de la vie subjective individuelle. Le pouvoir du roman contre le totalitarisme, c'est d&#233;j&#224; de constituer une histoire humaine particuli&#232;re qui ne se r&#233;duit pas &#224; l'Histoire officielle, une libre m&#233;moire et un appel &#224; la m&#233;moire de chacun, car l'Etat totalitaire br&#251;le les livres et amoindrit la m&#233;moire de ses sujets pour pouvoir r&#233;&#233;crire sans cesse l'Histoire &#224; son avantage. Mais c'est surtout son immersion dans l'exp&#233;rience subjective des hommes qui fait la force du roman. Il ne critique pas le totalitarisme comme les ministres et les sociologues : vu d'en haut, de loin, comme une th&#233;orie, comme un syst&#232;me abstrait. Il n'en fait pas une d&#233;nonciation moralisante. Il le d&#233;crit comme une chose que vivent les hommes : comment ils le pensent, comment ils le ressentent, comment ils le font eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette perspective subjective lui permet de d&#233;crire dans le d&#233;tail le fonctionnement concret de l'Etat totalitaire : comment les gens connaissent et per&#231;oivent la terreur polici&#232;re, quelles sont leurs strat&#233;gies individuelles pour y survivre et comment ces strat&#233;gies les emprisonnent d'autant mieux, comment le Parti manipule les forces inconscientes, le d&#233;sir sexuel, la frustration, la haine, quel est ainsi le r&#233;gime &#233;motionnel qui perp&#233;tue la terreur et l'embrigadement... 1984 est une contre-utopie : il ne d&#233;crit pas comment une Cit&#233; id&#233;ale pourrait fonctionner, mais comment nous faisons pr&#233;sentement fonctionner l'absurde domination de cet id&#233;al sur nous-m&#234;mes, comment il se r&#233;alise en hostilit&#233; de tous contre tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roman est la forme litt&#233;raire qui &#233;claire la vanit&#233; des aventures humaines, vanit&#233; qui tient &#224; la s&#233;paration essentielle entre le sujet et le monde, et &#224; l'enthousiasme qui habite pourtant le sujet de d&#233;passer seul cette s&#233;paration en agissant dans le monde. Or, 1984 montre que ce vain orgueil est le coeur, le principe vivant du totalitarisme. Orwell raconte la confrontation entre deux sujets h&#233;ro&#239;ques, Winston Smith et O'Brien, le policier qui le surveille, le guide et tente de le soumettre ; il montre que le Parti, &#224; travers O'Brien, doit s'efforcer &#224; r&#233;aliser sa domination avec la m&#234;me incertitude essentielle que Winston &#233;prouve &#224; vivre libre, avec le m&#234;me besoin de reconnaissance. L'aventure par laquelle Winston veut se rebeller et qui se finit dans la salle de torture est l'aventure indispensable au Parti, sa seule et unique fa&#231;on d'&#234;tre ce qu'il pr&#233;tend &#234;tre : il n'&#233;prouve sa propre puissance qu'en soumettant la conscience de Winston, en l'obligeant &#224; reconna&#238;tre et accepter son r&#232;gne. Car ce r&#232;gne n'existe nulle part ailleurs qu'entre les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1984 ruine l'id&#233;e que le syst&#232;me totalitaire soit un pouvoir absolu qui existe sans nous et par-dessus nos t&#234;tes. Le Parti est, comme le h&#233;ros romantique, un sujet politique habit&#233; par un id&#233;al, celui d'exprimer totalement la soci&#233;t&#233;, de r&#233;aliser la communaut&#233; vraie, libre et &#233;ternelle, mais il n'est jamais reconnu comme tel que passag&#232;rement, au prix de l'assujettissement de chacun de ses membres. Sa mis&#232;re est d'&#234;tre d&#233;pendant de la vie des rebelles qu'il r&#233;prime et des coupables qu'il corrige, c'est pourquoi il doit faire r&#233;gner sans cesse, &#233;ternellement, la contradiction et la souffrance : car naissent sans cesse de nouveaux hommes &#224; convaincre. La r&#233;alisation de son id&#233;al est un supplice infernal que les membres se font subir les uns aux autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'espoir avant le d&#233;sespoir&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Orwell ne s'arr&#234;te pas &#224; cette r&#233;v&#233;lation de la logique infernale du totalitarisme. Sa critique romanesque va plus loin : Winston et O'Brien sont confus&#233;ment conscients de l'absurdit&#233; de leur conflit et nourrissent tous deux l'espoir d'arriver &#224; se comprendre vraiment. L'horizon de 1984 est cette possibilit&#233; de d&#233;passer l'antagonisme entre la libert&#233; individuelle et la volont&#233; de l'Etat, o&#249; l'une se d&#233;finit contre l'autre et fait de l'autre son bouc-&#233;missaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car cette alternative est elle-m&#234;me un pi&#232;ge totalitaire, comme le montre 1984 : c'est la Police de la Pens&#233;e qui incite Winston &#224; esp&#233;rer la libert&#233; et l'encourage &#224; chercher une autonomie &#224; l'int&#233;rieur de sa solitude forc&#233;e. Le totalitarisme cultive l'individualit&#233; car il est construit sur l'isolement et la s&#233;paration entre les hommes, sur l'absence de communaut&#233;, sur le d&#233;sir de communaut&#233;. Il se pr&#233;sente comme solution &#224; cette s&#233;paration, comme communaut&#233; id&#233;ale. Il est donc vain de chercher dans l'individu abstrait une solution inverse : il ne s'y trouve que le martyre, la mystique &#233;go&#239;ste ou la m&#233;diocrit&#233; des super-h&#233;ros. La plupart des commentateurs de 1984 cherchent pourtant &#224; faire de ce roman une oeuvre de d&#233;fense de la libert&#233; individuelle selon l'id&#233;al capitaliste. Le v&#233;ritable adversaire du totalitarisme, &#231;a n'est pas l'individu, c'est la vie sociale. C'est pourquoi Winston voit dans la masse inculte des &#171; Prolos &#187;, que le Parti d&#233;daigne, une force de vie bien plus prometteuse que la fausse contestation des rebelles politis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, 1984 ne fait que sugg&#233;rer l'espoir d'une sortie hors du pi&#232;ge totalitaire sans la trouver effectivement. Le roman se finit sur le triomphe de la torture, la reconnaissance de la toute-puissance de la souffrance produite et rendue objective par les outils de la Police de la Pens&#233;e. Ce sont des machines qui r&#233;ussissent &#224; vaincre la volont&#233; de Winston et &#224; lui arracher son adh&#233;sion au Parti. La loi de la douleur, de l'angoisse et de la peur se pr&#233;sente comme le d&#233;cevant deus ex machina du probl&#232;me totalitaire. De m&#234;me, l'&#233;conomie politique peut rationaliser la vie humaine en faisant du plaisir et de la jouissance des lois objectives de l'esprit. A la science de la torture fait &#233;cho celle du marketing, celle du Meilleur des Mondes, de m&#234;me qu'&#224; la libert&#233; de l'individu bourgeois r&#233;pond toujours indissociablement la contrainte polici&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la torture, ce n'est pas seulement Winston qui est vaincu, mais aussi le doute critique que le roman d&#233;veloppait, et son espoir d'un d&#233;passement du vain conflit. Car il conc&#232;de que, m&#234;me si la domination du Parti est absurde, il a les moyens techniques de faire r&#233;gner son absurdit&#233; &#233;ternellement. Il finit, comme un roman policier, gr&#226;ce &#224; une certitude d'ordre technique. C'est pourquoi 1984 est en quelque sorte un roman rat&#233;, qui laisse trop facilement oublier le fruit de sa conscience romanesque. En faisant triompher la peur et le cauchemar, Orwell a permis qu'on r&#233;duise son oeuvre &#224; une sorte de film d'horreur, &#224; un exemple de martyre o&#249; se compla&#238;t l'esprit bourgeois. Et qu'on fasse silence sur la profondeur de sa critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette profondeur ignor&#233;e est aussi conceptuelle. Car le probl&#232;me du totalitarisme a emmen&#233; Orwell tr&#232;s loin, jusqu'&#224; l'analyse des fondements de la sociabilit&#233; et de l'histoire des hommes. Sur le chemin des pens&#233;es de Winston Smith, puis dans son combat spirituel contre O'Brien, contre la folie du Parti et de sa &#171; doublepens&#233;e &#187;, et jusque dans la torture, Orwell &#233;tudie la signification sociale de la mort, du d&#233;sir sexuel, de l'angoisse, de la parole, de l'objectivit&#233;, de la v&#233;rit&#233;. Ce sont de v&#233;ritables M&#233;ditations M&#233;taphysiques sous la forme d'une confrontation polici&#232;re entre l'individu et l'Etat, dans laquelle le sujet politique cherche &#224; trouver la certitude d'un &#171; cogito ergo sum &#187; en se d&#233;pouillant peu &#224; peu de ses d&#233;terminations inessentielles, sans jamais en trouver une qui lui permette de poss&#233;der vraiment la vie sociale. Ou de lui &#233;chapper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lire : Pierre Bourlier, &lt;i&gt;Au coeur de 1984&lt;/i&gt;, Strasbourg, Verbig&#233;dition et lulu.com, 2008.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lulu.com/content/4466296&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;(disponible ici)&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://verbigedition.wordpress.com/critiques-de-la-metaphysique-fictionnelle/au-coeur-de-1984-de-george-orwell/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lire la pr&#233;face en ligne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>D&#233;montons la vid&#233;osurveillance ! </title>
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		<dc:subject>Lieux communs de r&#233;sistance</dc:subject>
		<dc:subject>Strasbourg</dc:subject>
		<dc:subject>Associations, groupes...</dc:subject>
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		<dc:subject>Urbanisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Rien n'y fait, quelle que soit la couleur de la majorit&#233; municipale, elle succombe au cam&#233;rablabla ! Nos rues sont d&#233;sormais &#233;pi&#233;es par un r&#233;seau sans cesse d&#233;multipli&#233;. Le sommet de l'OTAN a r&#233;cemment permis une extension du r&#233;seau &#224; moindres frais, donnant un avant-go&#251;t de l' &#233;tat d'urgence permanent qui nous attend. Et voil&#224; qu'on nous annonce un cam&#233;raz-de-mar&#233;e national, le programme d&#233;lirant d'un pouvoir autoritaire et socialement impotent... Il est urgent de d&#233;monter les croyances (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://souriez.info/-Videosurveillance-" rel="directory"&gt;Vid&#233;osurveillance&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://souriez.info/+-Associations-groupes-+" rel="tag"&gt;Associations, groupes...&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://souriez.info/+-Livres-+" rel="tag"&gt;Livres&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://souriez.info/+-Urbanisme,146-+" rel="tag"&gt;Urbanisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://souriez.info/local/cache-vignettes/L150xH108/arton510-9dac9.png?1689335105' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='108' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Rien n'y fait, quelle que soit la couleur de la majorit&#233; municipale, elle succombe au cam&#233;rablabla ! Nos rues sont d&#233;sormais &#233;pi&#233;es par un r&#233;seau sans cesse d&#233;multipli&#233;. Le sommet de l'OTAN a r&#233;cemment permis une extension du r&#233;seau &#224; moindres frais, donnant un avant-go&#251;t de l' &#233;tat d'urgence permanent qui nous attend. Et voil&#224; qu'on nous annonce un cam&#233;raz-de-mar&#233;e national, le programme d&#233;lirant d'un pouvoir autoritaire et socialement impotent... Il est urgent de d&#233;monter les croyances na&#239;ves et les arguments fallacieux ! Cam&#233;raplapla !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Regardez-moi Strasbourg ! On ne peut plus y faire deux pas sans y &#234;tre film&#233; ! Au nom d'une s&#233;curit&#233; devenue le nouvel eldorado &#233;lectoraliste de nos &#233;lus majoritaires, au nom aussi d'une ville-marque qu'on voudrait vendre pour ce qu'elle n'est pas, une vitrine bien trop proprette pour rester tol&#233;rante, nos &#233;lus se sont permis de nous mettre sous surveillance. &#212; Strasbourg ! Ville juste dont les pauvres sont chass&#233;s du centre par manque d'un laisser-passer-consommation ? Ville humaniste contr&#244;l&#233;e jusqu'aux dents par des centaines de cam&#233;ras ? Tous les maires seraient-ils s&#233;curitairement contamin&#233;s ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La CREP a depuis longtemps interpell&#233; citoyens et &#233;lus sur la m&#233;chante d&#233;rive que constitue ce r&#233;seau de vid&#233;osurveillance. Il est temps d'affirmer haut et fort que ces cam&#233;ras qui nous &#233;pient ne sont pas le dernier mot de l'urbanit&#233;&#8230; Car ce r&#233;seau est la marque du renoncement : renoncement au progr&#232;s social, &#224; l'humanit&#233; des villes, &#224; la r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
La situation a empir&#233; depuis 2007, depuis que l'&#201;tat incite &#224; la d&#233;bauche technique et qu'un march&#233; de la s&#233;curit&#233; prosp&#232;re sur les pr&#233;jug&#233;s. Mais beaucoup commencent &#224; douter ou refusent cette vid&#233;oppression qui fige les d&#233;s&#233;quilibres sociaux sans jamais r&#233;pondre au malaise social, qui justifie la peur de l'autre et fait de chacun un suspect. Nous ne la laisserons pas faire ! D&#233;montons ensemble les arguments ineptes qui veulent la renforcer !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CREP convie &#224; une s&#233;rie de rencontres celles et ceux qui veulent avoir le c&#339;ur net sur cette affaire : pour mieux conna&#238;tre le r&#233;seau de vid&#233;osurveillance, tenter de comprendre son vrai sens, social et historique, pour apprendre ensemble &#224; lui r&#233;sister.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;
Par ici, demandez le programme !&lt;/h2&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mardi 18 mai &#224; 18 h Strasbourg dans la nasse scopique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Partons dans les rues &#224; la d&#233;couverte du r&#233;seau strasbourgeois de vid&#233;osurveillance , la carte de la vid&#233;osurveillance en main. La visite de certains lieux embl&#233;matiques de la vid&#233;osurveillance sera suivie d'une pr&#233;sentation en images et d'un ap&#233;ro au Syndicat potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vendredi 21 mai &#224; 20h De quoi la vid&#233;osurveillance est-elle le nom ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;changes avec Jean-Pierre Garnier, sociologue, qui a publi&#233; r&#233;cemment : &#034;Une violence &#233;minemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite bourgeoisie intellectuelle et l'effacement des classes populaires&#034; aux &#233;ditions Agone.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Samedi 22 mai &#224; 15 h &#192; la recherche du poteau rose&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un jeu de piste sous contr&#244;le et palpitant, dans les rues de Strasbourg, avec &#224; la clef une r&#233;v&#233;lation total-surprenante !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Samedi 22 mai &#224; 18 h Ap&#233;ro-craie sous surveillance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sister &#224; la soci&#233;t&#233; s&#233;curitaire c'est craier, et c'est boire un coup ensemble aussi !&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Dimanche 23 mai d&#232;s 16h Ils ont film&#233; les cam&#233;ras...&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Projection s&#233;rieuse et conviviale de films documentaires et de fiction autour de la soci&#233;t&#233; de surveillance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Lundi 24 mai &#224; 18 h Bal masqu&#233; sauvage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Rompant avec la normalisation des comportements qui est l'un des objectifs des cam&#233;ras, nous danserons l&#224; o&#249; on ne nous attend pas : rus&#233;s et masqu&#233;s nous ne cacherons pas notre joie au cours d'un bal, au nez, &#224; la barbe, et sous les yeux incr&#233;dules des cam&#233;ras ! &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
* Bient&#244;t plus de d&#233;tails ici :&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article176&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article176&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;// Et en attendant... //&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour enrichir notre r&#233;flexion et pr&#233;parer au mieux les rencontres de mai contre la vid&#233;osurveillance , la CREP a fouin&#233; dans les biblioth&#232;ques et les librairies. Voici quelques conseils de lecture pour stimuler nos m&#233;ninges : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article175&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article175&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s un bon bouquin sur la soci&#233;t&#233; de surveillance, il est bon de se d&#233;gourdir le cerveau, les oreilles, et pourquoi pas les jambes, en &#233;coutant un bon disque ! Voici quelques id&#233;es, en direct des studios de radiocrep. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article179&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article179&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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