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LILLE rassemblement le 16

MERCREDI 16 NOVEMBRE, 18H PLACE de La REPUBLIQUE

samedi 12 novembre 2005, par souriez


MERCREDI 16 NOVEMBRE, 18H PLACE de La REPUBLIQUE, LILLE RASSEMBLEMENT

 : Pour que la révolte légitime des jeunes devienne citoyenne :

NON AU COUVRE FEU, NON A L’ETAT D’URGENCE, SARKOZY DEMISSION, AMNISTIE POUR LES EMEUTIERS !

LA COLERE DU RAS LE BOL : UN BESOIN DE JUSTICE ET D’EGALITE !

Les quartiers populaires des villes de l’hexagone brûlent ! Brutalité policière, indifférence devant la mort de deux adolescents qui « fuyaient la police », gazage d’une mosquée, insulte de « racailles à nettoyer au karcher  »de SARKOZY, ci-devant Ministre de l’Intérieur en sont les causes immédiates.

Le ras le bol prend la forme d’émeutes qui détruisent voitures, bus, entrepôts, commerces, écoles, etc.

Les jeunes s’appellent Nicolas, Karim, Warren, Christophe, Mamadou, Jennifer, Astou, Virginie, Malika, etc, ils ont en moyenne entre 12 et 25 ans, sont connus des tribunaux, d’autres pas, sont diplômés, sans diplômes, tous sont quasi-sans emploi et vivent la galère d’une jeunesse rejetée, niée, ignorée et stigmatisée par les gouvernements successifs.

Jeunes qui, à l’instar de Manoka et Riad, ont parfois été victimes de « bavures policières  » sanctionnées par des peines avec sursis. La jeunesse en colère est la même qui est descendue par milliers, par millions dès le 21 avril 2002 pour « barrer la route à Le Pen » au second tour de la présidentielle, qui a fait grève contre la loi FILLON, qui a majoritairement voté NON au référendum du 29 mai. Les jeunes de ce pays sont autant victimes que les adultes des politiques libérales et pro-patronales mises en ouvre par les gouvernements successifs. Toutes les luttes citoyennes de la jeunesse ont butté sur la cécité politique et l’aveuglement libéral du gouvernement qui utilise le sécuritaire comme stratégie politique de préservation de son pouvoir.

SARKOZY n’affirme t-il pas sans ambages que « la stratégie que ce gouvernement met en ouvre maintenant depuis quatre ans est la bonne » (Le Monde 6/7/11/05). SARKOZY qui se targue d’avoir « diminué de façon sensible l’insécurité » a, par sa provocation, multiplié de façon exponentielle les destructions en quelques jours. Les jeunes de toutes origines, de toutes couleurs, de toutes religions ou pas y répondent en disant : « Sarko nous nargue, nous insulte, on va le lui faire payer, il doit partir ».

Les pyromanes CHIRAC/DE VILLEPIN/SARKOZY n’ont d’autres solutions que la répression policière, une justice expéditive et un appel aux intégristes religieux qui édictent des « fatwas » et autres commandements religieux en ce 100éme anniversaire de la loi de séparation de l’Etat et des religions. Le Pen et De Villiers en profitent pour faire de la surenchère appelant à l’envoi de la « troupe » dans les quartiers populaires.

Au lieu de la restauration dans les quartiers populaires des services publics, les incendiaires du gouvernement annoncent la fin de l’école obligatoire jusqu’à 16 ans, le retour du travail des enfants à 14 ans comme au 19éme siècle sous couvert « d’apprentissage ».

Ces faits démontrent que ce gouvernement joue à l’apprenti sorcier dans le but conscient de poursuivre ses objectifs de casse du service public. Ils sont prêts à tout pour garder le pouvoir y compris jouer avec les démons du populisme fascisant. Un gouvernement à l’image de SARKOZY qui ne fait aucun cas des 30, 40, 50 voire 60 % de chômage, de la casse du service public, du délabrement des logements dans les quartiers populaires, des discriminations anti-jeunes et anti-immigrés, etc. Gouvernement et SARKOZY qui s’en foutent des conséquences socialement catastrophiques la paix civile.

Un gouvernement méprisant à l’image de SARKOZY qui se moque de la volonté populaire exprimée le 29 mai, des revendications ouvrières et populaires des luttes sociales et qui exploitent cyniquement « les formes incompréhensibles et aveugles de la révolte des jeunes » pour mettre en branle sa politique de « la terre brûlée  ». C’est le même mépris qui a conduit les marins de la SNCM à s’emparer d’un bateau avant que les commandos du GIGN n’en reprennent possession par la force, qui amène à attenter au droit de grève des travailleurs de la RTM à Marseille, qui a poussé plus d’une fois des Sans Papiers à mettre en danger leur vie par de longues grèves de la faim pour obtenir le droit à l’existence légale, qui fait mettre le feu aux paysans révoltés.

Imposer l’état d’urgence à nos quartiers, à notre jeunesse, à nos enfants, frères et sours de toutes origines, de toutes cultures, de toutes religions et de toutes nationalités participent de ce terrible mépris et de cette dangereuse fuite en avant d’un gouvernement incapable d’assumer de façon républicaine l’escalade du piège « sécuritaire » qu’il n’a cessé d’agiter pour capter les voix minoritaires du Front national et des intégristes religieux.

L’inacceptable est même dans la symbolique : utiliser une loi de 1955 lors de la guerre d’Algérie pour instituer un couvre feu « cas par cas  » et qui a servi au massacre sous les ordres du Préfet Papon, ex-collaborateur Pétainiste de l’occupant Nazi, de centaines de manifestants algériens le 17 octobre 1961. DE VILLEPIN parle de « fermeté et justice », nous répondons « justice et égalité ».

Fait à Lille le 06/11/05

Premiers signataires : Collectif Afrique (CA) - Mouvement Autonome de l’Immigration (MAI) - Indigènes de la République59/62 - CSP59 - Union des Travailleurs Sénégalais en France/AR - Coordination Régionale de l’Immigration (CRI) - Fédération des Associations Africaines de France (FAAF) - Comité de Solidarité Basque - MRAP de Lille - Ras Le Front - Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) - Coordination Communiste59/62 - Cercle Henri Barbusse -


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