Souriez vous êtes filmés

ÊTRE VU SANS JAMAIS VOIR

mars 1998

Le regard omniprésent de la vidéosurveillance

— Par ANDRÉ VITALIS Professeur au Centre d’études des médias, université Mi chel-de-Montaigne (Bordeaux-III) ; auteur, avec Eric Heilmann, du rapport Nouvelles technologies, nouvelles régulations, CNRS, Paris, 1996.


extrait de http://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/VITALIS/10142

DANS les rues, les gares, les magasins, les galeries commerciales et les parkings, les caméras ont proliféré. Désormais, dans tous ces lieux, les moindres gestes peuvent être observés à distance sur un écran. Il existerait, en France, un million de systèmes de caméras de surveillance en circuit fermé et près de 150 000 installations sur les lieux publics. Par le biais d’Internet, ces caméras et des milliers d’autres, installées dans des espaces privés, ouvrent l’angoissante perspective de tout voir, de tout surveiller (lire, ci-dessous, l’article de Paul Virilio). Que deviennent, dans ce contexte inédit de contrôle social, les droits et les libertés de l’individu ?

Les premiers systèmes de vidéosurveillance ont été installés au début des années 70 pour apporter une aide à la régulation du trafic routier et pour lutter contre les vols dans les banques et les commerces de luxe. Tout au long des années 80, ces systèmes se sont multipliés dans les transports collectifs, les commerces, les lieux de travail et de loisirs et aux abords des bâtiments publics. Un pas de plus vers la banalisation a été franchi, au début des années 90, quand des caméras ont été installées sur la voie publique, dans les stades et dans les rues de certaines villes.

Cette nouvelle forme de surveillance a suscité...

suite sur http://www.monde-diplomatique.fr/1998/03/VITALIS/10142


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