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FICHIER NATIONAL AUTOMATISE D’EMPREINTES GENETIQUES

Après les empreintes digitales, les empreintes génétiques

mercredi 13 juillet 2005, par collectif

Jusqu’où ce délire sécuritaire va-t-il aboutir ? Cet engouement ou cette mode envers les nouvelles technologies de l’information et de la communication utilisé principalement pour pister chaque personne dans son intimité (relevé des empreintes génétiques, carte nationale d’identité biométrique (INES), RFID, dossier médical partagé (DMP)) va-t-il transformer le pays en un régime de la dictature. A quel niveau ou stade considère t-on qu’un pays bascule dans cette voie ? Toutes ces questions nous sommes en droit de nous les poser aujourd’hui.


Après les empreintes digitales, les empreintes génétiques

L’utilisation d’un nouveau mode opératoire par la police et la gendarmerie identifiant les criminels et les délinquants montre son efficacité. En effet, depuis la loi du 17 juin 1988, le fichier national des empreintes génétiques a été créé pour lutter contre les infractions sexuelles. Il concernait uniquement les auteurs de viols ou d’agressions sexuelles : une base de données concernant les caractères physiologiques, identitaires et personnelles s’est mis en place. Depuis la loi du 15 novembre 2001 et à la suite des attentats du 21 septembre, cette base de données a pu s’étoffer. Le champ d’application de cet outil (FNAEG) s’est étendu aux homicides, vols à main armée et au terrorisme. Depuis le 18 mars 2003, tous les crimes et délits sont concernés. Ainsi, au 1er septembre 2004, « la base comptait un peu plus de sept mille profils génétiques, qui ont permis d’effectuer une quarantaine de rapprochements significatifs entre des faits (profils génétiques identiques entre plusieurs « traces » retrouvées sur des scènes d’infractions différentes) ou entre un fait et une personne. Cela peut paraître mince, comparé auprès de deux millions d’individus de la base britannique datant de 1995. » rapporte Bernard Manzoni, commissaire principal, adjoint au chef du service central des laboratoires dont dépend le fichier De plus, nous pouvons voir « statistiquement » une nette amélioration de la sécurité depuis mai 2002 : -10,83 % de crimes et délits constatés et une délinquance de voie publique en forte régression de -24,09 %. selon le Ministère de l’Intérieur. En réalité, nous pouvons constater, une nette répression de la police judiciaire et une volonté réelle à combattre le crime. Aucun citoyen ne peut aller à l’encontre de ce constat. « Dans un pays comme le notre, où la démocratie, l’égalité et la protection du plus faible sont des principes fondateurs de notre fonctionnement « républicain », nous ne pouvons qu’acquiescer

Et pourtant nous pouvons nous poser ces questions fondamentales : Quelle est la place de nos libertés individuelles dans cette société du savoir et de la connaissance ? pouvons-nous aujourd’hui conserver une liberté de conscience ? Quels sont les risques que notre société encourre en laissant de tels outils « de traçage, de surveillance envahir notre univers ? Devrons nous montrer patte blanche pour franchir la porte de n’importe qu’elle administration ? Devrons-nous observer les allers et venus de nos voisins et les dénoncer en cas de comportements suspects - au NOM du bien être collectif et pour la paix ? Jusqu’où ce délire sécuritaire va-t-il aboutir ? Cet engouement ou cette mode envers les nouvelles technologies de l’information et de la communication utilisé principalement pour pister chaque personne dans son intimité (relevé des empreintes génétiques, carte nationale d’identité biométrique (INES), RFID, dossier médical partagé (DMP)) va-t-il transformer le pays en un régime de la dictature. A quel niveau ou stade considère t-on qu’un pays bascule dans cette voie ? Toutes ces questions, nous sommes en droit de nous les poser aujourd’hui. Ce danger d’un pays de contrôle absolu où les droits et les libertés seraient bafoués au non de la lutte contre le terrorisme, la prévention de la délinquance et pour l’assurance de la paix est bien réel dans nos vies de tous les jours. En effet, dès le plus jeune âge, un casier scolaire est établit et sera prochainement informatisé. Un jeune écolier voit toute sa vie tracée, (relevé de notes, vaccins, surveillance médicale, problèmes de santé, difficultés familiales et sociales, actes de révoltes, petits délits mineurs....). Le plus grave concerne, les jeunes mineurs à partir de 13 ans qui se sont trouvés en infraction depuis le 1er octobre 2004. Le procureur de la République de Créteil a demandé aux services de Police du Val de Marne de convoquer ces mineurs pour leur prélever un échantillon d’ADN. Ce fichage génétique dans une base de données est valable 40 ans. Nous dénonçons et nous nous opposons à cette pratique « totalitaire » qui met en place une base de données génétiques bafouant ainsi tous les principes du droit à la vie privée. Ce fichier façonne et met en place une société de l’exclusion. et de la peur. Aussi nous soutenons la démarche introduite par la Ligue des Droits de l’Homme, le syndicat des Avocats de France, le syndicat de la magistrature et les organisations luttant pour « la citoyenneté, la démocratie et les droits de l’Homme et du citoyen ». Voir le communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme/ Syndicat des Avocats de France/ Syndicat de la Magistrature Créteil / SNPES PJJ (FSU) du Val de Marne/SPJJ (UNSA) du Val de Marne. « On n’est jamais trop jeune pour Big Brother : Le fichage au FNAEG (Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques) des mineurs des 13 à 18 ans dans le Val de Marne ».

Marie-Claude Bonneville.


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