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Base Elèves : saisine de la CNIL par des syndicats

mercredi 20 juin 2007, par souriez


Voici les retombees de la Saisine de la CNIL / Base Eleves par des syndicats.

Selon le syndicat SNUIPP de la Charente, suite à la saisine de la CNIL le système base élèves est suspendu pour amélioration pendant quelques jours...
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Le SNUipp Charente informe le 18 juin 2007

Scandaleux : « Base Elèves » n’était pas sécurisée ! Elle est actuellement fermée !

Alors que l’administration nous répétait à l’envi depuis des mois que « Base élèves » ne posait aucun problème de confidentialité des données, qu’elle était conforme aux préconisations de la CNIL, preuve est faite aujourd’hui qu’elle n’est absolument pas sécurisée.

En effet, le Ministre de l’Education nationale a enjoint les Recteurs et Inspecteurs d’Académie par courrier en date du vendredi 15 juin de renforcer la sécurité de BE1D (« Base élèves 1er degré ») par l’application d’un plan d’action dont les mesures sont :

- vérification des informations publiées sur BE1D sur les sites institutionnels
- changement généralisé des mots de passe identiques aux identifiants
- fermeture de BE1D à partir du vendredi 15 juin à 20h00 jusqu’au lundi 18 juin 2007 à 09h00 (au moins)
- changement du mot de passe à l’initiative de l’utilisateur final
- changement des liens URL d’accès à l’application BE1D.

La non-conformité de « Base élèves » a été mise en évidence le mercredi 6 juin dans le département d’Ille-et-Vilaine lorsque des personnes extérieures à l’expérimentation ont consulté le site de l’Education nationale « Eduscol » et ont constaté qu’elles pouvaient avoir librement accès par Internet aux fichiers de BE1D notamment parce que le mot de passe pour une école donnée est le même que l’identifiant de l’établissement qui est accessible à tout un chacun. Il était facile alors de se procurer tous les renseignements concernant un élève : n° INE, date d’inscription et date d’admission à l’école, nationalité, date et lieu de naissance, adresse des parents, noms et adresses des responsables de l’enfant, niveau de la classe, nom de l’enseignant, taux d’absentéisme, cursus scolaire ...

C’est par un courrier intersyndical d’Ille-et-Vilaine en date du 11 juin que le Président de la CNIL a été informé de ces graves disfonctionnements de BE1D. Dans ce courrier il est demandé au Président de la CNIL de se prononcer sur la conformité de BE1D sachant qu’en vertu des dispositions de l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, les personnes auprès desquelles sont recueillies des informations nominatives (1) doivent être informées :

- du caractère obligatoire ou facultatif des réponses à chacune des questions
- des éventuelles conséquences à leur égard d’un défaut de réponse
- des destinataires des informations collectées
- de l’existence d’un droit d’accès et de rectification aux informations les concernant.

Le courrier rappelle également qu’on ne connaît pas le contenu de la déclaration faite le 24 décembre 2004 par l’Education Nationale à la CNIL, déclaration obligatoire en raison de la nature des informations collectées (nationalité, ethnicité, données sociales et psychologiques).

Actuellement BE1D est fermée car la preuve de sa non-sécurisation vient clairement d’être mise en évidence malgré tous les discours lénifiants dont nous a abreuvés l’Administration.

Preuve est faite que « Base élèves » est dangereuse, preuve est faite que le fichage généralisé et systématique porte atteinte aux libertés individuelles et collectives puisque tout un chacun, bien ou mal intentionné, peut avoir accès à des informations confidentielles. Bien sûr la sécurisation de BE1D va être revue, bien sûr elle va être améliorée mais jusqu’à quand tiendront ces améliorations ?

Le SNUipp Charente appelle tous les collègues à ne pas participer à l’expérimentation de « Base élèves » pour ceux qui ne l’ont pas encore commencée, et , pour ceux qui y sont déjà entrés à suspendre leur participation.

Angoulême, le 17 juin 2007


sécurisé ou non, ce fichage est inacceptable, il y aura toujours des trous de sécurité techniques ou humains pour accéder à ces données confidentielles.

Refusons Bases élèves !


+ sur le web

Réseau Education Sans Frontières
  • ::Val-de-Marne Communiqué Une école se mobilise pour deux élèves en danger Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE Vendredi, le RESF (réseau éducation sans frontières) plantera une tente devant l'école Charles Péguy du Kremlin Bicêtre. Soutenus par les parents d'élèves et les enseignants, les militants dénoncent la situation subie par deux enfants de l'école. Déboutés du droit d'asile, ces enfants et leurs familles se retrouvent désormais SDF. Parce qu'il est intolérable qu'ils puissent se retrouver à la rue par ce froid, parce que, persécutés dans leur pays, parvenus jusqu'à nous au péril de leur vie, nous ne pouvons admettre qu'ils subissent une telle indignité, le but de cette action est d'interpeller les habitants du Kremlin Bicêtre, les pouvoirs publics et les médias. Cette première action sera suivie d'une mobilisation et d'un travail de réflexion citoyenne et de solidarité organisé par les enseignants et les enfants à l'intérieur de l'école dans les semaines qui suivront. La tente sera devant l'école Charles Péguy, 3 bis rue de Verdun, 94270 Le Kremlin Bicêtre, vendredi 10 février de 15h30 à 18h15 et devant le Centre commercial OKabé samedi de 13h30 à 16h environ, samedi 11 février. L'histoire de David: Réfugiée depuis un an et demi en France, la famille Gatchrian est aujourd'hui déboutée du droit d'asile, sans papiers, sans toit et sans possibilité de bénéficier d'aide officielle. Expulsés selon la procédure légale normale du centre d'aide aux demandeurs d'asile depuis juillet, ils sont tombés dans les limbes du système... Concrètement: tous les soirs, ils appellent le 115 et espèrent avoir un toit pour la nuit. Parfois ils font deux heures de route pour arriver au lieu qui leur a été assigné. Jamais le même. Parfois il n'y a de place nulle part et ils dorment dehors. En général, le matin, David est à l'heure en classe: l'école est le seul endroit où il reste un gamin comme les autres. Mais même le SAMU social a ses limites: chaque famille ne peut bénéficier que d'un nombre de nuitées donné et ils sont arrivés au bout de leurs "droits"... d'un jour à l'autre on va leur signifier un refus de prise en charge (on les a déjà prévenus). Qui voudrait vivre en France dans ces conditions? Les Gatchrian sont arrivés en France il y a près de deux ans. Leur fils, David, avait été enlevé en 2008, juste après les élections. Les commanditaires? Les autorités arméniennes, via une mafia locale aux ordres. Opposants, on leur donnait le choix: ils pouvaient ou non récupérer leur fils, à condition de céder maison et commerce devant notaire. Puis de quitter le pays, ce qu'ils ont fait. En France, ils ont donc demandé l'asile -déboutés (le problème dans les demandes d'asile, c'est que c'est aux persécutés de prouver qu'ils sont victimes). Mais leur avocat est confiant, ils ont des preuves et finiront par faire reconnaître la réalité de la persécution. Un deuxième élève de l'école, N., originaire du Sri Lanka, vit à peu de choses près le même calvaire avec sa famille. contacts: Danielle Gevrey 06 61 89 63 83 danielle.gevrey@free.fr Claude Henry RESF le Kremlin Bicêtre Val-de-Marne Communiqué Une école se mobilise pour deux élèves en danger Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE Vendredi, le RESF (réseau éducation sans frontières) plantera une tente devant l'école Charles Péguy du Kremlin Bicêtre. Soutenus par les parents d'élèves et les enseignants, les militants dénoncent la situation subie par deux enfants de l'école. Déboutés du droit d'asile, ces enfants et leurs familles se retrouvent désormais SDF. Parce qu'il est intolérable qu'ils puissent se retrouver à la rue par ce froid, parce que, persécutés dans leur pays, parvenus jusqu'à nous au péril de leur vie, nous ne pouvons admettre qu'ils subissent une telle indignité, le but de cette action est d'interpeller les habitants du Kremlin Bicêtre, les pouvoirs publics et les médias. Cette première action sera suivie d'une mobilisation et d'un travail de réflexion citoyenne et de solidarité organisé par les enseignants et les enfants à l'intérieur de l'école dans les semaines qui suivront. La tente sera devant l'école Charles Péguy, 3 bis rue de Verdun, 94270 Le Kremlin Bicêtre, vendredi 10 février de 15h30 à 18h15 et devant le Centre commercial OKabé samedi de 13h30 à 16h environ, samedi 11 février. L'histoire de David: Réfugiée depuis un an et demi en France, la famille Gatchrian est aujourd'hui déboutée du droit d'asile, sans papiers, sans toit et sans possibilité de bénéficier d'aide officielle. Expulsés selon la procédure légale normale du centre d'aide aux demandeurs d'asile depuis juillet, ils sont tombés dans les limbes du système... Concrètement: tous les soirs, ils appellent le 115 et espèrent avoir un toit pour la nuit. Parfois ils font deux heures de route pour arriver au lieu qui leur a été assigné. Jamais le même. Parfois il n'y a de place nulle part et ils dorment dehors. En général, le matin, David est à l'heure en classe: l'école est le seul endroit où il reste un gamin comme les autres. Mais même le SAMU social a ses limites: chaque famille ne peut bénéficier que d'un nombre de nuitées donné et ils sont arrivés au bout de leurs "droits"... d'un jour à l'autre on va leur signifier un refus de prise en charge (on les a déjà prévenus). Qui voudrait vivre en France dans ces conditions? Les Gatchrian sont arrivés en France il y a près de deux ans. Leur fils, David, avait été enlevé en 2008, juste après les élections. Les commanditaires? Les autorités arméniennes, via une mafia locale aux ordres. Opposants, on leur donnait le choix: ils pouvaient ou non récupérer leur fils, à condition de céder maison et commerce devant notaire. Puis de quitter le pays, ce qu'ils ont fait. En France, ils ont donc demandé l'asile -déboutés (le problème dans les demandes d'asile, c'est que c'est aux persécutés de prouver qu'ils sont victimes). Mais leur avocat est confiant, ils ont des preuves et finiront par faire reconnaître la réalité de la persécution. Un deuxième élève de l'école, N., originaire du Sri Lanka, vit à peu de choses près le même calvaire avec sa famille. contacts: Danielle Gevrey 06 61 89 63 83 danielle.gevrey@free.fr Claude Henry RESF le Kremlin Bicêtre Une école se mobilise pour deux élèves en danger
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