Souriez vous êtes filmés

Ecoutez les Amis d’Orwell

samedi 28 juillet 2007, par souriez

Les Amis d’Orwell est une émission bimensuelle diffusée sur Radio Libertaire le mardi de 16 h à 17 h. L’émission a été créée au début de l’année 2007 par l’association Souriez vous êtes filmé-e-s pour faire entendre la voix des opposants à la construction d’un État de plus en plus policé.


La référence à l’écrivain George Orwell est délibérée. Notre ligne éditoriale s’appuie sur les ouvrages de l’auteur qui a constamment dénoncé les atteintes aux libertés, qu’elles soient générées par le système capitaliste ou les États totalitaires. Pendant la guerre d’Espagne, dont il parle longuement dans Hommage à la Catalogne, il s’engage aux côtés des anarchistes du Poum. Il réalise à cette époque que « les communistes sont les plus à droites et qu’ils sont plus pressés que les libéraux eux-mêmes de chasser les révolutionnaires ». Pendant la Guerre froide, il fait partie de ces rares militants à refuser de choisir son camp entre les Staliniens et les libéraux. Dans 1984, son dernier livre, il élabore un roman politique intemporel et universel, annonciateur de la société d’aujourd’hui. L’inventeur de Big Brother et de la surveillance par télé-écrans ne serait pas surpris de découvrir les caméras de vidéosurveillance et les puces RFID qui s’immiscent dans notre vie quotidienne avec le pass-Navigo. Il décrit aussi dans cet ouvrage l’utilisation par le pouvoir de la Novlangue pour empêcher les masses de réfléchir. « La guerre, c’est la paix » se traduirait par exemple de nos jours par « La vidéosurveillance, c’est la vidéoprotection ». L’émission informe sur la société de surveillance et ses technologies de contrôle (vidéosurveillance, biométrie, les nanotechnologies, etc.) en présentant des militants, mais également des auteurs d’ouvrages ou des artistes qui traitent de ce sujet. Des reportages sur des actions antisécuritaire ou des interviews sont diffusés en fonction de l’actualité. Nous abordons la société de contrôle à travers des exemples de la vie quotidienne (délit d’outrage, biométrie, etc.) ainsi que des réflexions sociologiques et politiques. Comment ce système se met-il en place et pourquoi ?

Emission du mardi 2 mars

Diffusion de l’intervention de Jean-Pierre Garnier le 2 décembre 2008 à l’université populaire de Saint-Denis, premier volet du cycle "L’espace public réenchanté ou la disneylandisation du mode de vie urbain". Quel sens donner à la mise en scène, par le biais de la "requalification" et de "l’animation événementielle" de certains espaces publics, d’une urbanité placée sous le signe de la réappropriation ludique et conviviale de la ville ? Opportunité offerte aux citadins de faire valoir leur vision propre du « vivre ensemble » et leur aptitude à la mettre en œuvre ? Plutôt mise en condition et normalisation à visées à la fois consensuelles et commerciales. Il s’agira de montrer, exemples à l’appui, dans quel contexte et avec quelles finalités se met en place ce "dispositif", au sens que le philosophe Giorgio Agamben donne à ce concept : « Tout ce qui a, d’une manière ou d’une autre, la capacité de capturer, d’orienter, de déterminer, d’intercepter, de modeler, de contrôler et d’assurer les gestes, les conduites, les opinions et les discours ». « Qu’est-ce qu’une société (ou une Cité) disneylandisée ? Peut être appelée ainsi toute société où les maîtres sont les maîtres des attractions, et les esclaves spectateurs ou acteurs de celles-ci. » (Philippe Muray)

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Emission du mardi 16 février

Invité : l’écrivain Claude Guillon pour son livre La Terrorisation démocratique (éditions Libertalia, septembre 2009). L’ouvrage présente la politique de terrorisation de la population comme une « stratégie sociale cohérente », en s’appuyant sur la description d’un arsenal législatif répressif constamment enrichi depuis plus de vingt ans. Claude Guillon part de 1986, année où la notion de subjectivité est introduite dans la législation antiterroriste et où les discours politiques commencent à associer l’étranger, le jeune et le terroriste. Il passe en revue les mécanismes de cette politique, s’attardant notamment sur le crime d’ « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », mis en lumière en 2008 à l’occasion de « l’affaire de Tarnac », mais qui avait déjà servi par le passé à l’encontre d’individus moins « médiatisables ». Il souligne aussi l’influence de la législation européenne, à l’origine du mandat d’arrêt européen. Il détaille enfin les cibles principales de cette politique – le jeune et l’étranger – et revient sur l’affaiblissement de la critique démocratique, centrée essentiellement sur la dénonciation des excès et des dérives des politiques sécuritaires.

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Emission du mardi 2 février

Invité : Alain Brossat, professeur de philosophie à l’université Paris VIII-Saint-Denis et auteur de l’ouvrage Tous Coupat, tous coupables, éd. Lignes, janvier 2009.

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Emission du mardi 19 janvier

À l’occasion de la campagne de la Ligue des droits de l’Homme "Urgence pour les libertés et les droits", les Amis d’Orwell ont reçu Jean-Claude Vitran, responsable du groupe "Liberté et technologies de l’information" au sein de cette association.

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Emission mardi 5 janvier 2010

Alors que la Commission nationale du débat public sur les nanotechnologies organise dans toute la France des pseudo-débats sur le sujet, Les Amis d’Orwell diffusent le reportage de Radio Grésivaudan réalisé à Grenoble le 1er décembre à cette occasion. Les militants contre le "nanomonde" ont réussi à annuler la séance. Pièces et main d’œuvre, collectif grenoblois connu pour son opposition aux nanotechnologies dénonce la "campagne d’acceptabilité des nanotechnologies" menée en France par la Commission nationale du débat public sur les nanotechnologies. "À Grenoble, les chercheurs de l’Université Joseph-Fourier (scientifique) et des instituts de sciences dures du CNRS ont reçu des mails les incitant à bourrer la salle pour soutenir la tribune et riposter à d’éventuelles manifestations d’opposition". Après les séances perturbées de Strasbourg, Toulouse, Clermont-Ferrand et la première annulation de Lille, 200 opposants se sont invités à la réunion de Grenoble le 1er décembre en manifestant leur opposition par des chants et des slogans et ont fini par interrompre le débat.

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Depuis, les organisateurs ont intensifié les mesures de sécurité : à Metz, le 15 décembre, ils ont décidé de séparer les intervenants du public, le débat devant se dérouler par vidéoprojection. Le débat de Rennes le 7 janvier a été perturbé par 150 militants ; il s’est terminé entre convaincus dans une petite salle, à l’abri des opposants.

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Emission du 22 décembre

Les Amis d’Orwell ont reçu mardi 22 décembre des membres de la rédaction Z, "revue itinérante d’enquête et de critique sociale". Son premier numéro, principalement réalisé dans le Tarn, était consacré aux puces RFID, des moutons aux hommes. Le deuxième numéro, basé à Marseille, s’est intéressé à la politique d’urbanisation et ses conséquences sur la vie des habitants pauvres, refoulés à la périphérie des quartiers rénovés.

La revue Z va bientôt sortir son troisième numéro. Une partie de sa rédaction est venue nous expliquer comment est né le journal et ce qu’elle défend. Revue itinérante, Z part dans un lieu différent pour chaque édition. À l’occasion de son premier numéro dans le Tarn, l’équipe a rencontré un berger qui s’oppose au puçage des brebis. Les puces RFID envahissent peu à peu notre quotidien, et la revue nous montre, à travers des articles, les domaines qu’elles gangrènent, du bracelet électronique pour les nouveau-nés aux cartes de transport tel le pass Navigo à Paris. La rédaction dénonce plus largement la société de contrôle, qui se met en place dès la naissance. Dans le deuxième numéro à Marseille, on découvre une ville où la municipalité veut faire place nette, chassant les pauvres, mais se servant aussi, quand ça l’arrange, de l’image cosmopolite qu’elle véhicule. Marseille, cité d’accueil, a pourtant été pionnière dans la détention des étrangers avec le centre d’Arenc, ouvert dès 1963. Non loin de Marseille, Cadarache, un des plus grands centres nucléaires français, prospère. Une occasion, pour l’équipe de Z, de s’attaquer à ce système et aux enjeux de pouvoir qu’il véhicule. Le prochain numéro, dédié à Amiens, donnera la parole aux ouvriers dans une région frappée par le chômage.

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Emission du 8 décembre

Invité : le groupe Oblomoff. Le groupe Oblomoff s’est constitué en 2004 pour dénoncer les technosciences, c’est-à-dire la recherche "organisée pour servir les impératifs de puissance économique et militaire". Les militants font remonter au XVIIe siècle avec l’avènement de la science moderne ce lien entre le milieu scientifique et le politique. Pour Oblomoff, la science moderne, basée sur l’expérimentation, ne permet à elle seule "d’appréhender qu’une infime partie du réel". Elle pose problème quant il s’agit d’aborder le monde du vivant : "Elle est à l’origine de la manière tout à fait mortifère dont l’agro-industrie traite les sols, les plantes et les animaux." Le groupe s’attaque au "fétichisme collectif autour de la science pure", "à la logique de séparation des sphères de l’existence" qui aboutit à la société d’aujourd’hui, crédible face au développement de la biométrie ou des nanotechnologies. "Le projet global de la technoscience consiste à vouloir sauver la biosphère en fabriquant une nature de synthèse".

Le livre Un futur sans avenir, pourquoi il ne faut pas sauver la recherche scientifique (éditions L’Échappée, septembre 2009) d’Oblomoff est un recueil de textes déjà publiés qui décrit leur pensée et leurs actions depuis 2004. Le groupe défend la "raison critique qui ne fait pas des êtres vivants des machines, mais tente de saisir le monde dans son unité, sa multitude, ses limitations et surtout ses contradictions". "L’élaboration d’un rapport non-marchand à la connaissance est au cœur de ce que nous souhaitons faire émerger."

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Emission du 10 novembre

Invités : des militants du groupe Cl6ash et de la Fédération anarchiste, qui organisent un meeting le 21 novembre prochain (17 h 30-22 h 30), à la Bourse du travail de Saint-Denis sur l’antisécuritaire.

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Emission du 27 octobre

Invités : des militants du RAIDH (Réseau d’alerte et d’intervention pour les Droits de l’Homme) qui a mené notamment une campagne contre le Taser, pistolet électrique paralysant. Le 2 septembre 2009, le Conseil d’État annule le décret autorisant les policiers municipaux à se doter de pistolets Taser. C’est une victoire pour le RAIDH ((Réseau d’alerte et d’intervention pour les Droits de l’Homme) qui avait saisi la justice contre ce pistolet électrique controversé. Aujourd’hui, 351 personnes sont décédées dans le monde après avoir été touchées par un Taser. Le RAIDH mène une campagne contre le Taser depuis plusieurs années. En mai 2006, l’association a publié un rapport intitulé "Taser, dernière gégène au pays des Droits de l’Homme ?" dans lequel elle dénonce ce nouvel instrument de torture. Après avoir lancé un appel d’offre l’été 2006, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, a équipé les policiers de ce pistolet Taser qui était jusqu’en août 2006 en vente libre. Le RAIDH retrace dans cette émission l’histoire de leur mobilisation et les raisons de leur engagement contre cette arme qui leur a valu un procès. En effet, l’entreprise commercialisant le Taser en France a attaqué l’association en justice pour avoir dénoncé le caractère dangereux du pistolet. Après avoir été déboutée au tribunal de grande instance de Paris, l’entreprise a fait appel. Récemment, Taser international vient de reconnaître "dans une note d’instruction à destination des personnels de police de ne pas tirer sur la poitrine afin d’éviter tout trouble cardiaque."

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Emission du 14 octobre

Invité : Maurice rajsfus, auteur de l’ouvrage Portrait physique et mental du policier ordinaire (aux éditions Après la Lune, 2008, 180 pages, 14 euros). Ce spécialiste de la profession se moque des flics, affirmant que "pour le policier, il n’y a pas d’innocents, seulement des suspects. Cela simplifie l’approche et justifie la rudesse des rapports". Maurice Rajsfus, historien et auteur de plus de cinquante livres, est spécialiste de la Shoah et de la police, sur laquelle porte le tiers de ses écrits. Il est cofondateur de l’observatoire des libertés publiques qui publie un bulletin mensuel Que fait la police, recensant les bavures policières.

Dans son ouvrage Portrait physique et mental du policier ordinaire (aux éditions Après la Lune, 2008, 180 pages, 14 euros), Maurice Rajsfus dresse un portrait acerbe de ce corps de métier dont il a subi très tôt la violence. Le 16 juillet 1942, il est arrêté avec sa famille lors de la rafle du Vélodrome d’hiver, dénoncé par un ancien voisin flic. On perçoit en filigrane ce qu’il a démontré dans ces autres textes : l’institution policière formatée qui "s’adapte à tous les régimes", de la 1re république, période pendant laquelle ses pouvoirs se développent, en passant par Vichy jusqu’à aujourd’hui. Les mêmes policiers ont servi pendant l’Occupation et à la Libération. Deux événements ont renforcé les prérogatives de la police : La guerre d’Algérie et mai 1968. Au cours de l’émission Les Amis d’Orwell, Maurice Rajsfus aborde l’histoire de la police, ses rapports avec la démocratie : "Les discours sur la démocratie n’ont pas la moindre valeur si les policiers peuvent agir en dépit des lois". On voit comment ces derniers traitent leur code de déontologie, créé en 1986.

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Emission du mardi 29 septembre

À l’occasion de la programmation de la pièce 1984, Big Brother vous regarde, adaptation du roman 1984 de George Orwell, au théâtre de Ménilmontant, Les Amis d’Orwell ont rediffusé un reportage réalisé l’année dernière lors de la sortie de ce spectacle. Entre théâtre et cinéma, le spectacle 1984, Big Brother vous regarde, mis en scène par François Bourcier et produit par Sébastien Jeannerot révèle tous les enjeux de l’œuvre de George Orwell. Les Amis d’Orwell vous proposent d’écouter des morceaux choisis du spectacle accompagnés de commentaires de Sébastien Jeannerot, également acteur dans la pièce.

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1984, Big Brother vous regarde Du jeudi au samedi à 21 h, le dimanche à 16 h

Théâtre de Ménilmontant 15, rue du retrait 75020 Paris Métro Gambetta

Emission du mardi 15 septembre

L’émission Les Amis d’Orwell a reçu Bruno, de l’association Urbanisme et démocratie dans le 14e arrondissement de Paris et Jean-Pierre de La Commune libre d’Aligre, pour le collectif Démocratie et Libertés. 1250 caméras de vidéosurveillance vont être installées à Paris à partir de la fin 2010, en plus de celles déjà présentes dans les transports en commun, le parc public et le privé. Le mouvement d’opposition mené par le collectif Démocratie et Libertés s’amplifie. La préfecture de police de Paris a lancé officiellement son plan "1000 caméras" à Paris en octobre 2008 en l’annonçant au conseil de Paris. Appuyé par la mairie de Paris, ce projet coûtera près de 300 millions d’euros sur 15 ans. Prévoyant au départ l’installation de 1226 caméras, la préfecture a revu son chiffre à la hausse, annonçant 1250 caméras cet été. Le collectif Démocratie et libertés s’est créé dans le 12e arrondissement à Paris à l’initiative de l’association La Commune libre d’Aligre qui a lancé une pétition "Non à la vidéosurveillance dans nos quartiers !". De nombreuses associations parisiennes ont depuis rejoint le mouvement ainsi que des militants politiques et quelques élus municipaux.

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Emission du mardi 30 juin

Les Amis d’Orwell ont invité Laurie Laufer et Rémy Potier, enseignants-chercheurs en psychologie clinique et psychanalystes, parmi les premiers signataires de la pétition l’Appel des appels. qui fonctionne avec de nombreux collectifs locaux.

L’Appel des appels a été initié par deux psychanalystes et chercheurs, Roland Gori et Stephen Chedri en janvier 2009 pour lutter contre "l’idéologie de l’homme économique".

L’Appel des appels réunit "professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture" qui s’opposent à la soumission de leur métier aux lois du marché.

Cette civilisation de la marchandisation défend le primat du chiffre. Elle réduit l’individu à une chose à exploiter, niant sa subjectivité. Elle conduit à une société de contrôle, à "un totalitarisme mou", d’après Roland Gori, psychanalyste initiateur de l’Appel des appels. Elle s’inscrit pleinement dans le discours génétique qui affirme que l’homme est prédestiné et qui s’est traduit fin 2005 par un rapport de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) démontrant le lien entre les difficultés psychologiques de l’enfant et le futur délinquant. Ce rapport a conduit à l’Appel "Pas de zéro de conduite pour les enfants de 3 ans", dénonçant les risques de dérives dans la pratique de soin. L’Appel des appels est dans la lignée de cette mobilisation.

Pour Laurie Laufer et Rémy Potier, "la convergence des forces du néolibéralisme, du scientisme, de l’utilitarisme impose une vision réductrice de l’humain." La psychanalyse, décrivant l’homme tragique, divisé avec lui-même, ne peut soutenir ce système pragmatique décrit par le philosophe Michel Foucault. Ils tentent de nous expliquer comment l’homme accepte les dispositifs de normalisation.

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À lire : la revue Cassandre, printemps 2009, consacrée à l’Appel des appels.

Emission du mardi 2 juin

Les Amis d’Orwell ont reçu mardi 2 juin David Forest à l’occasion de la sortie de son dernier livre Abécédaire de la société de surveillance (mai 2009, éditions Syllepse). David Forest est un avocat spécialisé dans les technologies de l’information et docteur en sciences politiques. Dans son ouvrage, il aborde la société de surveillance à travers des mots clés : ADN, biométrie, carte d’identité ou encore anonymat. L’originalité de son texte réside dans son approche juridique. Il dégage un double mouvement dans la mise en place de la société de surveillance : la déréglementation, encouragée par la politique européenne, afin de favoriser le développement du marché du sécuritaire ; et la suréglementation policière. La première se manifeste notamment par l’apparition d’une multitude d’autorités administratives indépendantes (AAI) qui bénéficient de pouvoirs réglementaires. La Cnil (Commission informatique et libertés) en est un bel exemple, utilisant abondamment les procédures simplifiées pour faire face au déferlement des fichiers. Dans le cas de la suréglementation policière, indiquons, entre autres, que les services de police ont accès aux fichiers privés sans passer par un magistrat. David Forest insiste également sur la surveillance dans l’entreprise, de plus en plus forte avec l’informatisation et l’accès à Internet. Ecouter l’émission

Emission du mardi 19 mai

Invité : Jean-Pierre Martin, du collectif Non à la politique de la peur qui s’est créé suite au discours de Nicolas Sarkozy à l’hôpital psychiatrique d’Antony. Ce dernier annonce notamment l’usage de bracelets électroniques et de caméras de surveillance au nom de la dangerosité des malades mentaux.

Le collectif regroupe des psychiatres (Appel des 39-la nuit sécuritaire, Union syndical de la psychiatrie), mais aussi le Syndicat de la magistrature, la Ligue des droits de l’homme, la CNT santé-sociale, etc. Il appelle à la mobilisation contre les dérives sécuritaires et à une préparation des Etats généraux des droits et libertés samedi 6 juin à 13 h à la bourse du travail de Paris (3, rue du Château-d’Eau, Paris 10e).

Jean-Pierre Martin est psychiatre, vice-président du Comité européen : droit éthique et psychiatrie (Cedep) et auteur notamment de l’ouvrage Psychiatrie dans la ville (2000, éditions Erès)

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Emission du mardi 5 mai

A l’occasion du Festival des résistances et alternatives à Paris (Frap) qui a eu lieu du 7 au 17 mai, Les Amis d’Orwell ont reçu deux de ses organisateurs.

Le Frap propose des rencontres festives, des débats politiques dans des lieux alternatifs de Paris. Plusieurs journées seront centrées sur les atteintes aux libertés comme celle du dimanche 10 mai, "La journée innommable" (à Ecobox, 37, rue Pajol, dans le 18e arrondissement) sur la vidéosurveillance à Paris notamment, celle du mercredi 13 mai, "La génétique ou la liberté", au Garage Candy (rue Candy, métro Ledru-Rollin), ou celle du dimanche 17 mai, "Journée de solidarité avec les inculpés de l’antiterrorisme", dans le local de la CNT au 33, rue des Vignolles (20e arrondissement).

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Emission du mardi 21 avril

Les Amis d’Orwell ont reçu mardi 21 avril des directeurs d’école qui refusent d’inscrire leurs élèves dans le fichier national Base-élèves. Depuis août 2004, le fichier Base-élèves s’est imposé progressivement aux directeurs d’école, d’abord de façon "expérimentale", puis officiellement depuis l’arrêté du 20 octobre 2008 "portant création de Base-élèves". Le fichier informatique centralisé Base-élèves recueille les informations personnelles de chaque enfant depuis son inscription à la maternelle. Il inclut un identifiant national élève (INE) qui suivra l’élève pendant toute sa scolarité et dont les données pourront être conservées 35 ans. Il est consultable en partie par la mairie.

Ce fichier, rempli par les directeurs d’école sans autorisation des parents, contenait dans sa phase "expérimentale" les coordonnées de l’enfant, ainsi que sa nationalité, la date d’arrivée en France, le suivi médical et psychologique, l’absentéisme, le handicap éventuel.

Face à la mobilisation des parents et professeurs, il a été modifié par l’arrêté du 20 octobre 2008 qui l’officialise. Mais il reste un outil dangereux, pièce maîtresse du fichage de la population. En outre, des projets sont en cours qui pourraient alimenter ce fichier comme le livret scolaire électronique répertoriant les résultats d’évaluations individuelles ou le fichier national sur le retard scolaire.

Le 8 novembre 2008, une vingtaine de collectifs départementaux opposés au fichier Base-élèves se sont réunis à la bourse du travail de Paris, créant le Collectif national de résistance à Base-élèves (CNRBE) Ce collectif a lancé un appel de désobéissance au fichier Base-élèves, qui a été signé par plus de 185 directeurs d’école aujourd’hui. Ceux-ci ont reçu le prix Voltaire des Big brother awards qui récompense les collectifs ou individus militant pour préserver les libertés individuelles.

Eve, directrice d’école élémentaire en Seine-et-Marne et syndicaliste au Snuipp (Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC), Gérard Clavet, directeur d’école élémentaire dans l’Oise à la retraite et ancien secrétaire adjoint au Snuipp, et Joseph, syndicaliste à Sud, directeur d’école dans l’Aveyron et initiateur de cet appel, nous explique pourquoi ils refusent le fichier Base-élèves.

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Emission du mardi 31 mars

A l’occasion de la remise des Big Brother Awards le samedi 4 avril à partir de 19 h, Les Amis d’Orwell reçoivent Jérôme Thorel, co-organisateur de l’événement pour une émission exceptionnelle. Les Big Brother Awards ont lieu chaque année. Il s’agit de distinguer les personnes, entreprises ou institutions ayant le plus porté atteinte aux libertés fondamentales, publiques ou privées. Jérôme Thorel nous présentera les nominations de l’année 2008, dans les catégories Orwell entreprise, localités, Etat & élus, Novlang, ensemble de son œuvre, et enfin voltaire, le "prix de la vigilance citoyenne".

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Emission du mardi 24 mars

Invité : Philippe Langlois, hacker et organisateur du premier Hacker Space Fest français qui s’est déroulé en juin 2008 à Vitry-sur-Seine. Cet événement a rassemblé 150 hackers, venus d’une dizaine de pays, sympathisants du logiciel libre et défenseurs des libertés individuelles sur Internet. Le prochain Hacker Space Fest aura lieu du 26 au 30 juin 2009.

Philippe Langlois défend "une utilisation créative, une dimension sociale et ludique des technologies". Le terme Hacker provient du mot anglais "hacking" qui signifie "l’usage créatif de la technologie", non pas "la pénétration illégale de systèmes informatiques". Philippe Langlois nous parlera notamment du développement d’outils favorisant la vie privée. Philippe Langlois participe à un "laboratoire temporaire", le tmb/lab, ouvert tous les jeudis soirs. Il propose actuellement une exposition, La petite église de la sécurité, jusqu’au 4 avril.

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Emission du mardi 10 mars

Invité : Bruno, de l’association Urbanisme et démocratie dans le 14e arrondissement de Paris et membre du collectif Démocratie et Libertés, composé de militants parisiens qui s’opposent à l’installation de 1226 caméras de vidéosurveillance dans la capitale d’ici la fin 2010. Le 20 octobre 2008, lors du conseil de Paris, le préfecture de Paris a exposé son "Plan de vidéoprotection pour Paris", informant du quadrillage de la capitale de caméras de surveillance, les 120 caméras déjà en place étant de "qualité médiocre". Les élus ont entre autres appris qu’un des objectifs de ce plan est de surveiller les manifestations. La Commune libre d’Aligre, association de quartier du 12e arrondissement a lancé une pétition contre le projet de caméras et initié des rencontres, aboutissant à la création du collectif Démocratie et Libertés.

Consulter le projet de la préfecture de Paris

Consulter des extraits de la réunion du conseil de Paris du 20 octobre 2008

Consulter les projets d’implantation des caméras par arrondissement

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Emission du mardi 24 février

Invité : Jean-Jacques Reboux, auteur avec Romain Dunand de la Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage, éditions Après la lune.

Jean-Jacques Reboux est auteur de romans noirs et éditeur, victime du délit d’outrage. Avec d’autres militants mis en garde à vue pour avoir osé contester la toute puissance policière, il a créé le Collectif pour une dépénalisation du délit d’outrage (Codedo).

"A la suite d’un banal contrôle routier, ayant contesté un PV imaginaire, j’ai été violemment interpellé puis conduit au commissariat". Jean-jacques Reboux est responsable des éditions Après la lune. Il a raconté ses démêlés avec la police qui ont eu lieu le 26 juillet 2006 dans Lettre ouverte à Nicolas Sarkosy, ministre des libertés policières (éd. Après la lune, octobre 2006). Il a été condamné à 150 euros avec sursis pour délit d’outrage alors qu’il résistait aux abus de pouvoir de la police.

Deux ans plus tard, constatant le recours fréquent de la police à ce délit, il a écrit Lettre au garde des Sceaux pour une dépénalisation du délit d’outrage (éd. Après la lune, juin 2008) avec Romain Dunand.

Ce dernier, militant de la Confédération nationale du travail (CNT), a été condamné à 800 euros d’amende dont 600 avec sursis pour outrage à Nicolas Sarkozy en décembre 2006. Il avait écrit une lettre de soutien à un militant du Réseau éducation sans frontières (RESF), adressée au ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, comparant sa politique à celle de Vichy.

Depuis, ils ont participé à la création du Collectif pour une dépénalisation du délit d’outrage (Codedo), lançant une pétition "Pour en finir avec le délit d’outrage et le délit d’offense au président de la Répubique".

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Emission du mardi 10 février

La RATP vient d’installer des panneaux publicitaires animés comprenant des capteurs qui étudient les comportements des usagers. Ces caméras de vidéosurveillance intégrées ont pour fonction d’analyser la réaction de l’usager face à la publicité, d’observer le déplacement de son regard. Près d’un millier de panneaux publicitaires de ce type vont être déployés dans le métro et le RER d’ici la fin de l’année.

Invités : Alexandre Baret de l’association "Résistance à l’Agression Publicitaire" qui s’oppose à ces publicités. Avec "Souriez, Vous Etes Filmés", "Big Brother Award" et "Robin des Toits", une action, "La Jonchée", a été organisée mercredi 29 janvier, devant 4 publicités interactives à la station Charles-de-Gaulle-Etoile. Une dizaine de manifestants s’est allongée devant pour protester contre leur installation et informer les usagers.

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Emission du mardi 27 janvier

Les Amis d’Orwell ont invité, pour l’émission de mardi 27 janvier, Martine, Farid et Gabriel, militants du mouvement social. Ils ont participé à la réalisation d’une brochure Mauvaises intentions sur Infokiosques contre la répression qui touche les militants "dans leurs façons de lutter" et qui "vise leurs modes d’organisation et leurs pratiques". Ils soutiennent plus particulièrement Isa, Juan et Damien, en détention préventive dans le cadre de la loi antiterroriste.

Ces derniers sont soupçonnés d’avoir tenté d’incendier une dépanneuse de police dans le 18e arrondissement de Paris, au soir de l’élection présidentielle de 2007. Leurs empreintes ADN ont été prélevées de force pendant leur incarcération, et elles correspondraient à celles trouvées sur la voiture de police.

Farid a été arrêté en même temps qu’Isa à Vierzon : il est actuellement sous contrôle judiciaire, mis en examen dans le cadre d’une instruction antiterroriste pour avoir convoyé du chlorate et des plans d’établissement pénitentiaire. Gabriel a également été mis en garde à vue dans le cadre de la loi antiterroriste, mais il a été relâché.

L’émission a été enregistrée quelques jours avant la manifestation de soutien à "tous les révoltés" et notamment à Isa (en prison depuis presque 1 an), Juan (en prison depuis 6 mois) et Damien (en prison depuis 4 mois) qui a eu lieu à Barbès (Paris 18) samedi 24 janvier, et qui a été lourdement réprimée.

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Emission du mardi 13 janvier

Invité : Noé Le Blanc, journaliste, auteur notamment de l’article Sous l’œil myope des caméras, Le Monde diplomatique, septembre 2008 et de l’article Télésurveillance, Revue du Mauss permanente, 14 décembre 2008. Noé Le Blanc démontre l’inefficacité des caméras de surveillance en s’appuyant sur plusieurs études britanniques dont celle du ministère de l’Intérieur publiée en février 2005. La vidéosurveillance, qui rate son objectif avoué, dissuader et détecter les délits, est surtout un marché lucratif de normalisation et de contrôle des pauvres.

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Emission du mardi 16 décembre

Les fichiers aujourd’hui.

Retransmission de l’intervention d’Hélène Franco, présidente du Syndicat de la magistrature à l’université populaire de Saint-Denis, le jeudi 23 octobre dans le cadre du cycle La société sous contrôle, organisé par Les Amis d’Orwell. Hélène Franco passe en revue les fichiers les plus liberticides : Edvige, Fnaeg, Cristina, Eloi, etc. Ecouter l’émission

Emission du mardi 2 décembre 2008

La Cnil, bilan et perspectives Invité : David Forest, avocat et docteur en sciences politiques. Il a écrit plusieurs tribunes dans Libération à l’occasion des trente ans de la Cnil, notamment "A 30 ans, la Cnil est déjà à bout de souffle" Il est également l’auteur de l’ouvrage Le Profétisme communicationnel, la société de l’information et ses futurs, Syllepse, 2004. Ecouter l’émission

Emission du mardi 18 novembre 2008

Les Amis d’Orwell se sont rendus au théâtre Ménilmontant pour réaliser un reportage autour de la pièce de théâtre 1984 (Big Brother vous regarde). Entre théâtre et cinéma, cette pièce est une adaptation fidèle du roman de George Orwell. Entretien avec Sébastien Jeannerot, le producteur de la pièce qui interprète aussi Winston, le personnage principal. Adaptation : Alan Lyddiard. Mise en scène : Alan Lyddiard et François Bourcier, cometteurs en scène.

Ecouter le reportage (41 min)

Emission du mardi 4 novembre 2008

Invité : Jérémie Zimmermann, membre fondateur du collectif La Quadrature du Net. La projet de loi "Riposte graduée" vient d’être voté au sénat pour mettre fin au téléchargement illicite de films et musiques. Le point sur la surveillance des internautes aujourd’hui.

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Emission du mardi 21 octobre 2008

Invité : Claude-Marie Vadrot

Dans son ouvrage, La Grande Surveillance, Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis, Médiapart et enseignant à l’université de Paris VIII, dresse un bilan de la société de surveillance aujourd’hui. Vidéosurveillance, biométrie, fichiers privés et publics, carte vitale… il fait le point sur les différentes techniques de contrôle qui sévissent dans notre vie quotidienne.

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Emission du mardi 7 octobre

Présentation de la journée d’action internationale du samedi 11 octobre intituléeFreedom Not Fear qui a lancé cet appel :

"Constatant une dérive vers une société de surveillance où la liberté d’expression et d’information est menacée, les responsables de nombreuses organisations à travers le monde appellent à une journée d’action commune le 11 octobre 2008."

Invité : Pascal Cohet, de Odebi, à l’initiative de cette manifestation.

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Emission du mardi 23 septembre

Pourquoi la population accepte-t-elle d’être surveillée et fichée ? D’où vient cette peur de l’autre et ce besoin de sécurité ? Dans certains immeubles sont installées des caméras qui permettent aux résidents de surveiller les autres. Comment expliquer se développement ?

Invité : Franz Kaltenbeck, psychanalyste au SMRP de la maison d’arrêt de Lille, rédacteur en chef de la revue Savoirs et Clinique.

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Emission du mardi 24 juin

Invité : Mathieu Rigouste, chercheur en socio-histoire. Il s’intéresse à la légitimation du contrôle et à la représentation de la menace. Auteur de l’ouvrage (sa thèse) L’Ennemi intérieur postcolonial. De la guerre coloniale au contrôle sécuritaire (1954-2007), Paris, La Découverte, 2008. Ecouter l’émission

Emission du mardi 10 juin

Invité : Armand Mattelart, enseignant chercheur en sciences de l’information et de la communication à Paris VIII, et notamment auteur du livre La Globalisation de la surveillance (aux origines de l’ordre sécuritaire), La Découverte, septembre 2007. Comment la société de contrôle s’est-elle mise en place dans l’espace (Europe, Amérique du Sud et États-Unis) et dans le temps (du XIXe siècle à nos jours) ? Ecouter l’émission

Emission du mardi 27 mai

Entretien avec Hélène Franco, présidente du Syndicat de la magistrature. Sujets abordés : les établissements pénitentiaires pour mineurs (EPM), le fichage de la population, les peines planchers, la loi de "Rétention de sûreté", etc. Hélène Franco est juge des enfants au tribunal de Bobigny (93). Ecouter l’émission.

Emission du mardi 13 mai

Interview de Jean-Yves Hubert, militant du collectif Refus ADN, qui refuse de se soumettre au prélèvement ADN, et qui est poursuivi pour la deuxième fois pour ce même délit. Sa première condamnation date d’août 2006 : suite à une bagarre avec un colocataire, il avait refusé de donner ses empreintes génétiques et donc d’être fiché dans le Fnaeg (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) qui contient plus de 500 000 profils génétiques. Ecouter l’interview

Conférence de Loïc Dachary (spécialiste du logiciel libre), qui est intervenu à l’université populaire de Saint-Denis le 26 mars 2008, sur le thème de la surveillance sur Internet, dans le cadre du cycle Surveillance généralisée, organisé par Les Amis d’Orwell. Ecouter la conférence

Emission du mardi 1er avril

1- Invitée : une professeure d’allemand qui s’est fortement mobilisée contre le site note2be.com qui notait les professeurs. Condamné par le tribunal de grande instance de Paris le 3 mars, le site, "en attendant le jugement d’appel" propose aux élèves de "notez leurs établissements." Ce site lucratif a également été déclaré illégitime par la Cnil au regard de la loi informatique et libertés.

2- Retour sur Les Big Brother Awards (BBA) avec la présentation du palmarès de l’édition 2008.

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Emission du mardi 18 mars

Invité : Les Big Brother Awards "Chaque année, Privacy International et ses partenaires décernent, dans une quinzaine de pays, des prix Orwell aux institutions, sociétés ou personnes s’étant distinguées par leur mépris du droit fondamental à la vie privée ou par leur promotion de la surveillance et du contrôle des individus." Présentation de la cérémonie de l’édition 2008 qui aura lieu le vendredi 21 mars à partir de 19 h à l’espace Confluences, 190, Bd de Charonne, Paris 20e, M° Alexandre Dumas. Ecouter l’émission

Emission du mardi 11 mars

Diffusion de l’intervention de Maurice Rajsfus à l’universitaire populaire de Saint-Denis du mercredi 5 mars sur le thème « Le fichage de la population ». Maurice Rajsfus, historien et auteur de plusieurs livres sur la police et les atteintes aux libertés, notamment La police hors la loi, Des milliers de bavures sans ordonnances depuis 1968, Le Cherche Midi, 1996. Cofondateur de l’Observatoire des libertés publiques. Livres à paraître : Les Mercenaires de la République, éditions Le Monde libertaire, mars 2008. Portrait physique et mental du policier ordinaire, éditions Après la lune, mai 2008. Réédition : Mai 68 : sous les pavés la répression, éditions Le Cherche-midi. Ecouter l’émission

Emission du 26 février 2008 Invité : le RATP, le réseau pour l’abolition des transports payants, qui appelle à la création de mutuelles de sans-tickets, à l’heure où la RATP veut tous nous ficher avec la carte Navigo. Ecouter l’émission

Emission du mardi 12 février 2008

Invité : Pièces et Main-d’œuvre Militants grenoblois qui dénoncent l’alliance entre les élus, la recherche et les entreprises de la région pour le développement des nouvelles technologies (nucléaire, nanotechnologies notamment) dans un but mercantile, et dans un total mépris vis-à-vis de notre environnement et des populations. Ecoutez l’émission

Emission du mardi 29 janvier 2008

La ministre de l’Intérieur vient d’annoncer le triplement en trois ans des caméras sur la voie publique. Aux Lilas ou sur la place Aligre (Paris 12e), les militants se mobilisent contre la vidéosurveillance.

Invités : Gros frère, le collectif des Lilas antividéosurveillance Reportage : avec les militants de La Commune libre d’Alligre qui distribuent des tracts sur la place Alligre contre l’installation de caméras Ecouter l’émission

Emission du 15 janvier 2008

Invité : Michel Alberganti, auteur du livre "Sous l’oeil des puces (la RFID et la démocratie)" (Actes Sud, 2007). Ecouter l’émission

Emission du 1er janvier 2008 Invitée : Laetitia Schweitzer, doctorante qui a réalisé une étude sur le mise en place des cartes à puces dans les transports publics, notamment à Grenoble. Ecouter l’émission

Emission du 18 décembre 2007 Invité : Carlos Lopez, responsable Ile-de-France du SNPES-PJJ/FSU, syndicat qui milite contre les établissements pénitentiaires pour mineurs, créés par la loi Perben de 2002. Quatre ont déjà ouvert (Lavaur dans le Tarn, Meyzieu en Rhône-Alpes, Marseille dans les Bouches-du-Rhône et Quièvrechain dans le Nord), ceux de Porcheville (Yvelines), Chauconin (Seine-et-Marne) et Orvault (Loire-Atlantique) ne devraient pas tarder. Ecouter l’émission

Emission du mardi 4 décembre 2007 Intervention de Célia Izoard, lors de la conférence "Biométrie, fichages, puçages : attention à la dérive sécuritaire", organisée par le salon Marjolaine le 16 novembre 2007. Célia Izoard fait partie du groupe Oblomoff, de la Coordination contre la biométrie. Elle a participé à l’ouvrage collectif "La tyrannie technologique", aux éditions L’Echappée, publié en mai 2007. Cet enregistrement a été réalisé par Dif Production. Ecouter l’enregistrement

Emission du mardi 20 novembre 2007 avec notamment l’intervention de Jean-Philippe Joseph, professeur d’économie et de droit, à l’occasion de la conférence donnée au salon Marjolaine le vendredi 16 novembre et intitulée : Biométrie, fichages, puçages, attention à la dérive sécuritaire. Jean-Philippe Joseph s’intéresse au développement des technologies sécuritaires et du biopouvoir dans les établissements scolaires. L’enregistrement de la conférence, dont on écoute ici un extrait, a été réalisé par Dif Productions. Ecouter l’émission

Emission du mardi 6 novembre 2007 autour du livre de Michel Alberganti : "Sous l’oeil des puces (la RFID et la démocratie)" (Actes Sud, 2007). Ecouter l’émission.

Emission du 9 octobre 2007 avec Roland Lézard, de Sud RATP. Le point sur les caméras de vidéosurveillance dans le métro et les bus, ainsi que la carte Navigo. Ecouter l’émission

Emission du 5 juin 2007. Reportage à la cité des Sciences et de l’Industrie autour de "Expo nano", exposition sur les nanotechnologies. Reportage à la gare Montparnasse sur le tapis roulant grande vitesse, lieu d’une action anticaméras de Souriez vous êtes filmé-e-s. Ecouter l’émission

Entretien avec Gilles Paté, designer et artiste :

une visite de la place de Clichy à Paris sous l’angle de son aménagement sécuritaire (diffusé le 10 avril 2007).

Emission du 22 janvier 2007. Présentation des nominés aux BBA 2007 qui a eu lieu le 20 janvier. Invités : Jérôme Torel, organisateur des BBA et Maurice Rajsfus, membre du jury des BBA 2007, mais également historien et auteur de nombreux ouvrages sur la police et les atteintes aux libertés. Ecouter l’émission

Emission du 10 décembre 2006. Interview de Jean-Pierre Petit, militant de Souriez vous êtes filmé-e-s, de retour de Ploërmel (Morbihan), petite commune de 9000 habitants qui a installé des caméras de vidéosurveillance en 2005. Le collectif Ploermel sans vidéos "fêtait" ce premier anniversaire, le même week-end que l’inauguration de la statue de Jean-Paul 2 par le maire sur la place centrale de la ville. La brigade activiste des clowns initiait, elle, une action contre cette statue. Ecouter l’émission

Emission du 24 octobre 2006. Le fichage ADN avec comme invité Yann des Déboulonneurs. Ces derniers ont refusé le prélèvement ADN lors de leur garde à vue suite à une action de barbouillage de publicités illégales le 29 septembre 2006. Autre intervention par téléphone de Benjamin Deceuninck, faucheur OGM, le premier à avoir refusé le prélèvement ADN. Ecouter l’émission

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